Qu’est-ce qui nourrit ton âme?

Sans entrer dans les détails, ces temps-ci je me trouve dans un bas. Et quand je me sens comme ça, je dois trouver un moyen de me nourrir, c’est-à-dire, de nourrir mon âme.

Ce soir j’ai assisté à un spectacle donné par Sylvie Painchaud, et oui, mon âme n’a pas manqué de bonnes choses. Sylvie a chanté plusieurs chansons tout en jouant du piano. Mais ce n’était pas juste des chansons, c’était un narratif – une histoire – dont on peut tous faire le lien: l’amour, la mort, les enfants, les parents, la musique, et les amis. Bref, la vie.

La passion dans sa voix ainsi que l’énergie qui émanait de son corps m’a fait pleurer, rire, penser, chanter. Je trouve difficile exprimer cette expérience avec de simples mots. (En plus, je me rend compte que ça fait quand même longtemps que je n’ai pas écrit en français, ce qui rend la tâche doublement difficile).

La chanson qui m’a le plus touché était inspirée, comme toutes les autres, d’une expérience dont Sylvie a témoigné. Un jour, en allant chercher ses enfants à la garderie qui se situait près d’une rivière, elle aperçu des policiers dans la rue devant celle-ci. Évidemment, elle a perdu le souffle, mais heureusement, ses enfants étaient en train de s’amuser au sous-sol. Ils étaient sains et saufs.

Le voisin, par contre, après avoir perdu trop d’argent dans une machine casino-vidéo chez un bar pas loin, a décidé de mettre fin à ses jours dans son garage. Sylvie connaissait ce cher monsieur, qui, apparemment, avait une femme et des enfants.

Les paroles de la chanson étaient de la perspective de l’épouse, un an après cette tragédie.

Pour la première fois de ma vie, j’ai pu voir ma chère grand-mère sous un angle très différent. On a tendance à oublier que nos grands-parents ont été jeunes, comme nous, et ont aimé, versé des larmes, et vécu, comme nous. Mais tout en écoutant cette chanson triste, je ne pouvais m’empêcher de penser à ma grand-mère qui a vécu la mort de mon grand-père dans des circonstances semblables. Non, il n’avait pas perdu d’argent; il souffrait énormément d’une mauvaise santé: l’emphysème résultant du travail dans les mines, ainsi que des problèmes de cœur. Il reste que pour la première fois, je la voyait là, une jeune femme, qui perdit son amant pour la deuxième fois dans sa courte vie, le premier étant décédé avec deux enfants la couche aux fesses. Elle avait plus de vécu à l’âge de trente ans que j’en ai présentement à quarante.

Ses chansons n’étaient pas toutes tristes, mais elles touchaient toutes le plus profond de l’âme.

Donc merci, Sylvie, d’avoir nourrit mon âme en cette période difficile pour moi.

J’ai bien hâte à ton prochain spectacle.

(Désolée pour mes fautes d’orthographes.)

Another day…more Bailey’s, Coffee, and Chocolate

When Urban Cake opened shop on Second Ave., there was a wee contest on the website where you could win a cake if you sent feedback. Can you guess who won?

On a day like today, which is much better described by What He Said, this mouth-watering cake soothes and comforts me. You’d never know it was gluten-free (I said gluten-free, not guilt-free).

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